Nouveautés Rhino 5 – partie 3 : Outils de rendu

Rhino 5 propose 4 nouveautés-pas-si-nouvelles-que-ça pour le rendu. Pas si nouvelles que ça parce que préalablement existantes dans des modules (comme RhinoGold par exemple) ou d'autres logiciels de longue date (comme l’inénarrable Blender).

Première nouveauté, la plus importante à mon sens, la propriété d'adoucissement des bords. Toute personne s'étant essayée au rendu "réaliste" a buté sur l'incapacité chronique de Rhino (mais aussi des autres logiciels de CAO, rassurez-vous !) à faire des congés digne de ce nom sur des surfaces complexes, congés essentiels au réalisme, les angles parfait n'existant que dans nos logiciels de conception.

Rhino 5 introduit ainsi une propriété d'objet

Propriété d'adoucissement des bords pour les objets dans rhino 5
Propriété d'adoucissement des bords pour les objets dans rhino 5

Notez bien qu'il s'agit ici d'une propriété d'objet : elle est donc modifiable dans l'onglet des propriétés de l'objet qu'on oublie souvent de consulter. Vous pouvez voir sur l'image ci dessus que les deux parallélépipèdes, identiques, ont un rendu différent. Notez que vous avez différentes options quant à l'apparence de l'adoucissement, comme la possibilité de faire un chanfrein.

Autre nouveauté, très utile également, qu'on avait l'habitude de traiter directement au sein du moteur de rendu jusqu'à présent : le déplacement de texture. Pour ceux qui l'ignore, le déplacement de texture est une technique assez ancienne, (relativement à la vitesse d'évolution des logiciels : elle a quelques années déjà !) et permet, à partir d'ajouter des détails sur une surface elle même peu détaillée :

Déplacement de texture dans Rhino 5
Déplacement de texture dans Rhino 5

Le système est simple : une image sert de carte de niveau, chaque "niveau" correspondant à un niveau de gris. Par exemple, si le blanc vaut 0mm, le noir 5mm, alors un gris 50% vaudra 2.5mm. Cette technique est très utilisée en infographie pour éviter d'avoir à modéliser tous les détails d'un objet, et peut être extrêmement pratique pour simuler un état de surface. Elle possède un avantage net sur la technique du "bump mapping" (simulation d'état de surface par un jeu d'éclairage) qui la précédait en introduisant un véritable déplacement, non pas de la surface de support qui reste inchangée, mais du maillage de rendu généré, ce qui permet notamment d'extraire le maillage pour obtenir un fichier (maillé) exploitable pour la fabrication par exemple.

Troisième nouveauté, les lignes de fermeture. Même esprit que le déplacement de texture, à la différence près que c'est ici une courbe qui sert de base au déplacement.

Lignes de fermeture dans rhino 5
Lignes de fermeture dans rhino 5

Toujours dans l'esprit du réalisme, cette propriété (toujours accessible, une fois activée, dans le panneau des propriétés de l'objet) permet de simuler des ouvertures, des ajustages, selon la trajectoire d'une courbe et sans modifier la géométrie originale.

 

Dernière nouveauté qui peut avoir son intérêt, la "gaine" :

Gaine pour le rendu dans rhino 5
Gaine pour le rendu dans rhino 5

Il s'agit d'un tube généré sous forme de maillage autour d'une courbe, et facilement modifiable dans l'onglet des propriétés d'objet. Il permet donc, facilement, de créer des tubes, fils, avec une précision et un diamètre adaptable en quelques clics au besoin du moment, pour faire un cordon ou une chaîne pour un rendu par exemple. L'importance à mes yeux est la capacité à modifier la précision à la volée, ce qui permet pour des rendus lourds de limiter le poids facilement.

Une autre nouveauté apporté par rhino 5 est le placage de texture : mais cette fonction est assez polyvalente et difficile à faire rentrer dans une rapide description, et j'en parlerai peut être dans un autre billet.

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